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Actualités

  • 8
    oct

    Encore une nomination politique. Le secrétaire de la Ligue de l’Enseignement entre à l’inspection.

    Najat Vallaud-Belkacem poursuit sa reprise en main du ministère de l’Education nationale. Après la nomination d’un proche du PS à la tête du Conseil national des programmes, elle vient de nommer Eric Favey, le secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement comme inspecteur général de l’Education nationale (tour extérieur, c’est-à-dire à la discrétion du gouvernement), [1].

    Cette décision n’est pas sans conséquence puisque, comme le précise le site du ministère, l’inspection générale de l’Education nationale (IGEN) " est un corps placé sous l’autorité directe du ministre de l’Education nationale. Elle a pour mission d’assurer le suivi des méthodes pédagogiques et des politiques éducatives. Elle évalue également leurs résultats pour l’enseignement primaire et secondaire."  

    En nommant Eric Favey dans cette institution, la ministre a privilégié ses convictions partisanes plutôt que l’intérêt des élèves. En effet, la Ligue de l’Enseignement n’a jamais caché ses sympathies socialistes, allant même jusqu’à faire voter une motion, lors d’un de ses congrès, pour se déclarer « solidaire de tous ceux qui luttent pour la construction d’une société de type socialiste. »

    En matière de pédagogie également, il existe des raisons d’être inquiets. La Ligue a toujours été l’avocate de toutes les inepties pédagogos (suppression des notes, méthodes globales, contestation de la culture classique …).

    Cette nomination ultra-politique est un très mauvais signal pour tous ceux qui sont attachés à la qualité de notre système éducatif.


    [1La loi du 13 septembre 1984 a institué un recrutement dit "au tour extérieur". Des nominations d’inspecteurs généraux se font à la discrétion du gouvernement dans une proportion d’un poste sur cinq, sans autre condition que celle de l’âge des candidats (45 ans au minimum).